What The Wild Sea Can Be,

The Future of the World’s Ocean – de Helen Scales

Analysé par Sarah Collin, passionnée d’océans et ambassadrice de Go Ocean.

En repensant à l’année 2025, année où j’ai renouvelé mon engagement pour la protection des océans, j’ai puisé une grande inspiration dans l’ouvrage « What The Wild Sea Can Be – The Future of the World’s Ocean » de la biologiste marine Helen Scales, finaliste du Women’s Prize for Non-Fiction 2025. Ce livre décrit tous les écosystèmes marins que Go Ocean s’efforce de restaurer et a renforcé mon ambition d’encourager les entreprises à intégrer une dimension bleue à leurs stratégies de développement durable et à promouvoir un impact positif et significatif sur les océans.

Dix messages clés que j'aimerais partager :

1) Nous sommes tous des citoyens de l’océan. L’océan est un bien commun et une responsabilité partagée. Où que nous vivions, nos vies dépendent de l’océan. Un océan en bonne santé = une planète en bonne santé.

2) Urgence + action = héritage. Des points de bascule sont franchis et les limites planétaires sont dépassées. Les entreprises qui investissent aujourd’hui dans la résilience marine seront reconnues comme des leaders bleus, sécuriseront leurs chaînes de valeur, protégeront les écosystèmes et construiront un héritage positif durable.

3) La vision à long terme l’emporte sur le gain à court terme. Le rétablissement de l’océan peut prendre des décennies, mais les bénéfices sont durables. Les entreprises qui s’engagent pour la santé des océans à long terme seront mieux positionnées face au renforcement de la réglementation, aux attentes des parties prenantes et à l’incertitude climatique.

4) Protéger l’océan, c’est protéger votre licence d’opérer. Les entreprises qui reconnaissent leur dépendance à des écosystèmes stables (transport maritime, tourisme, pêche, immobilier côtier) sécurisent leur licence à long terme en soutenant la protection et la restauration.

5) Investir dans l’infrastructure de la nature renforce la résilience. Les mangroves en bonne santé, les herbiers marins et les littoraux intacts agissent comme des barrières naturelles, des nurseries pour la vie marine et des puits de carbone. Les entreprises qui investissent dans la restauration de ces écosystèmes réduisent les risques climatiques, les perturbations des chaînes de valeur et les risques réputationnels.

6) La nature peut se régénérer ; les entreprises peuvent accélérer ce rebond. Si les pratiques néfastes cessent et que l’on investit dans la restauration, les écosystèmes se rétablissent. Les entreprises peuvent financer des projets de restauration des côtes, des récifs, des mangroves et des herbiers marins afin de démontrer un impact positif mesurable et de renforcer la valeur de leur marque et la confiance des parties prenantes.

7) L’innovation ancrée dans la nature est rentable et évolutive. Les solutions fondées sur la nature pour la protection des côtes (ondes de tempête, inondations) offrent des retours doubles : réduction des risques et services écosystémiques.

8) Protéger les littoraux et restaurer les écosystèmes marins est une opportunité économique, pas seulement un coût philanthropique. La restauration crée des emplois, stimule le tourisme, génère des crédits carbone et soutient des filières de produits de la mer durables. Les entreprises qui considèrent la santé des océans comme une stratégie de croissance débloquent de nouvelles sources de valeur.

9) La collaboration génère plus de valeur que l’action isolée. Les partenariats accélèrent la restauration. Investir aux côtés d’autres acteurs permet de gagner en échelle, en expertise et en influence.

10) Les solutions attirent le soutien — prenez part au récit positif. Célébrer les réussites crée une dynamique. Les entreprises qui investissent dans la restauration des océans peuvent valoriser ces histoires positives pour l’engagement des employés, la communication, le reporting ESG et la confiance des parties prenantes.

Êtes-vous prêt à réensauvager la mer ?

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